Cette semaine je vous parle de quelque chose qui touche un peu plus à l’intime. Après tout, lorsque vous me faite confiance pour réaliser vos séances photos couple, famille ou 100% femme, vous me faite un peu entrer dans votre intimité. Souvent vous me confiez des choses intimes. Aujourd’hui c’est à mon tour.

Si je mets autant d’énergie à vouloir aider les femmes à s’accepter, c’est parce que j’ai moi-même souffert de ce désamour de moi-même.

D’aussi loin que je me souvienne je crois que je ne me suis jamais vraiment sentie physiquement « digne » de notre société, de mon entourage. J’entend parler de régime depuis toujours. Pourtant je faisais quelques kilos de plus que mes copines mais vraiment rien d’alarmant.

Mon corps à donc toujours été inacceptable, il fallait perdre du poids, faire attention, se priver, etc… et cela à eu toutes les conséquences logiques sur la confiance en moi.

Enfant et ado, je me sentais pointée du doigt, moquée, humiliée. Je ne l’étais pourtant pas je crois, pas plus que les autres en tous cas. J’avais ce don de faire fuir les autres, me retrouvant régulièrement en binôme avec une seule personne dans ma classe. Une personne qui était importante (A chaque binôme de classe je vous envoie mes douces pensées )  Cela a été valable jusqu’à mes études supérieures.

De ces blessures j’en ai gardé le besoin de me justifier en permanence, de justifier mes choix, mes erreurs, d’être approuvée par peur d’être pointée du doigt. Un besoin de faire tout à la perfection pour éviter les regards accusateurs.

Tous cela, toutes ces blessures, elles ne viennent pas des autres, elles me viennent de moi et de ma perception de moi-même.

Alors comment je me relève de cela ?

Je crois qu’il faut être attentive aux gens qui nous entoure, car mon premier déclic me vient d’une amie chère, perdu de vue, puis retrouvée. Je crois qu’on pourrait parfaitement dire de notre amitié « on s’est connue on s’est reconnue on s’est perdu d’vue on s’est r’perdu de vue, on s’est retrouvée … » et on s’est réchauffé les cœurs ! A l’époque où l’on s’écrivait encore des lettres manuscrites, elle m’écrivait quelque chose comme « j’aimerai avoir ta sociabilité, savoir toujours aller vers les autres aussi facilement ». Jamais je n’ai eu l’impression de renvoyer cette image. J’ai commencé à comprendre ce jour-là que les autres ne me voyaient peut-être pas comme je l’imaginais. Je me suis petit à petit, mentalement réconcilié avec tous ceux qui m’avait, selon ma perception, rejetée.

Je me suis intéressée petit à petit à me réconcilier également avec moi-même.

Le deuxième déclic, qui a entamé franchement le processus, est arrivé bien des années plus tard. Grace à deux femmes Ingrid Redon, kinésiologue , qui a animé un atelier Brain Gym « recontacter la femme qui est en soi », et Florence Perdriel, énergéticienne, qui avait organisé cet atelier, entre autres, et que j’ai revu plus tard.

Pendant cet atelier, nous n’étions que des femmes, bien sûr. Il s’est dégagé une  énergie positive qui m’a aidé à reprendre ce processus de guérison . Vous parler du Brain gym et de ces bienfaits serait beaucoup trop long pour cet article, mais ce qui est certain c’est que j’ai été réceptive, et que je suis sortie de cet atelier différente, vivante, le dos droit, la tête haute, et ma vie a commencé à changer.

Grace au Brain Gym, aux séances de soin avec Florence et à la méditation, j’ai adopté une attitude différente envers moi-même. J’ai commencé à être aussi bienveillante avec moi-même que je m’efforce de l’être avec les autres, j’ai appris à m’écouter, à me libérer.

Plusieurs lectures que je vous indique en dessous, m’ont particulièrement aidé à aller plus loin dans l’acceptation de moi-même.

Le petit plus que j’aurai aimé ? Une séance photo comme celle que je propose (100% femmes). Elles m’auraient permis, et me permettraient encore aujourd’hui, de poser un autre regard sur mon image. Un regard peut-être plus doux et moins intransigeant sur mon corps. Je n’ai pas eu l’occasion de profiter de ce genre de séance et j’envisage toujours de le faire.

Il me reste encore du chemin à parcourir, sinon la vie serait ennuyeuse. Je souhaite à toutes les femmes, et tous les hommes évidement, de prendre confiance en eux, d’apprendre à s’aimer et surtout à se pardonner. Comme dit une belle citation

« je ne perd jamais, soit je gagne soit j’apprends ».

Et vous qu’est ce qui vous aide à vous aimer ?

Ma bibliographie

–          L’alchimiste, Paolo Coelho

–          Au cœur des émotions de l’enfant, Isabelle Filliozat

–          Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, Raphaëlle Giordano

–          Les 5 blessures de l’âme, Lise Bourbeau

–          La puissance de l’acceptation, Lise bourbeau

–          L’homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle

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